Une Huile, aux vertus sans égal

Origine de l'huile

L’olivier d’Algérie

Olivier Tlemcen

L’olivier est concentré au Nord de l’Algérie, particulièrement dans les régions du Tell. Le secteur privé dispose de plus des 2/3 des superficies. Un modèle de développement novateur de cette ressource biologique est impératif pour, notamment, faire face au vieillissement du verger et son sous bassement socio économique, le déclin de l’économie des montagnes en l’occurrence.

Rustique, fortement adapté au contexte agropédoclimatique et ayant un fort pouvoir anti- érosion en milieux physiques, l’olivier ne bénéficie pas pour autant des faveurs des politiques agricoles mises en œuvre en Algérie depuis le début des années 70. L’industrie de transformation et la logistique commerciale des produits oléicoles accuse un retard important, comparativement aux autres pays d’écologie similaire.

L’intérêt de cette culture est d’autant plus important que l’Algérie recèle un potentiel génétique important dans ce domaine. Il existe, en Algérie, plusieurs variétés d’oliviers, qui sont à la base de la subsistance des communautés rurales:

  • Variété « Siguoise » : ou olive de Tlemcen appelée aussi olive du Tell ou Picholine marocaine. On la rencontre de Oued Rhiou jusqu’à Tlemcen. Sa zone d’extension déclinante arrive à la Mitidja. Cette variété est utilisée principalement pour la production d’olives de table en vert ou en noir est également appréciée pour la production d’huile.
  • Variété « Sévillane » ou Gordal : D’origine Hispanique, cette variété présente de très gros fruits et se localise dans les plaines sub littorales oranaises. Cette variété est utilisée uniquement pour la production d’olives de table en vert.
  • Variété « Rougette » de la Mitidja : Fréquente dans la plaine de la Mitidja et sur le piémont de l’Atlas, à faible altitude, c’est une variété à huile.
  • Variété « Chemlal » : Sans doute la plus réputée en Algérie, la variété « Chemlal» est une olive à huile. Son aire de distribution va de l’Atlas Blidéen  jusqu’aux Bibans et le Guergour. Sa grande vigueur lui permet de rentabiliser des sols maigres pour donner des huiles de qualité.
    Accompagné des « Azeradj» et « Bouchouk»,  dont le fruit est parfois conservé, le vaste peuplement de « Chemlal» est bordé par des variétés locales de très faibles extension à l’instar de l’ « Aguenaou», des variétés du « Guergour » et celles de la Soummam.  Ces variétés sont à double fin.
  • Variété Limli : c’est la variété des versants montagneux de la basse vallée de la Soummam jusqu’à la mer. C’est une bonne variété à huile.
  • Variété Rougette et Blanquette de Guelma : deux variétés à huile qui coexistent en mélange dans les régions de l’Est du pays.

L’olivier de Tlemcen

La wilaya de Tlemcen possède 923.815 oliviers répartis sur une superficie de 6.839 Ha. Le nombre d’arbres en production est de 788.334 dont 214.979 en isolé et 571.555 en masse. Le rendement à l’hectare pour 2008/2009 est estimé à 21 quintaux contre 13,55, la saison dernière (2008/2009).

En superficie plantée en oliviers, c’est la région de Maghnia (1.592 ha) qui se taille la part du lion, suivie de Remchi (1.083 ha), Sabra (1.060 ha), Beni-Snous (548 ha), Chetouane (440 ha), Bensekrane (311 ha), Felaoucène (310 ha), Mansourah (304 ha), Ouled Mimoun (260 ha), Hennaya (249 ha), Bab Assa (157 ha) et Aïn Tellout (114 ha).

Dans ces zones oléicoles, les arbres sont soigneusement entretenus sauf en ce qui concerne la taille qui évide trop brutalement l’intérieur de l’arbre, ce qui provoque de graves brûlures sur les branches charpentières. Un aspect particulier, des plantations Tlemceniennes est à signaler : beaucoup d’entre elles forment autour des parcelles de vignes de grands cordons argentés, l’arbre profitant à la fois des travaux du vignoble et de l’espace laissé libre par les chemins d’exploitation. Malheureusement, cette formule complique quelque peu les travaux de culture.

Par ailleurs, en vue de garantir une production d’huile de qualité tout en préservant l’environnement contre ce que la transformation des olives pourrait engendrer, les responsables des Services agricoles ont pris des mesures visant la sensibilisation des agriculteurs quant aux bonnes méthodes de cueillette (éviter le gaulage) et de transport. De même, les producteurs sont appelés à appliquer rigoureusement les méthodes et les techniques appropriées pour l’entretien des oliveraies après chaque campagne de cueillette.

S’agissant du volet de transformation, c’est un autre atout non négligeable qui vient rehausser cette activité. Il concerne la réalisation par l’Etat de 5 huileries (Felaoucène, Hennaya, Zenata, Chetouane et Aïn Nehala) et de 9 conserveries d’olives de table (Hennaya, Aïn Youcef, Remchi, Sabra, Maghnia, Chetouane, Aïn Nehala et Sendou) et ce, dans le cadre du plan national de développement agricole et rural, 2000-2008.

A noter que pour cette même période, et dans le cadre du fonds national de développement et de régulation agricole, le plan national de développement agricole et rural a contribué dans la plantation de 2.206 ha d’oliviers en masse et de 9.400 autres en isolé.

L’huile d’olive Tlemcen:

Les olives proviennent de la région de Tlemcen située dans les flancs des monts Traras, réputée pour son climat tempéré et ensoleillé, et pour ses oliveraies.
Les oliviers ne subissent aucun traitement chimique, leur cueillette se fait de façon ancestrale. Les olives sont acheminées directement après la cueillette vers l’huilerie dans des caisses, où elles sont lavées avant d’être triturées.

La pédologie de l’oliveraie et l’ensoleillement donnent à l’olive les qualités qui lui assurent une vertu sans égal. Sa robe et son goût fruité font sa particularité. Elle est garantie extra vierge.

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